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Exemple

Le professeur Heckman, de l’Université de Chicago.

Investir tôt dans l’éducation, un investissement rentable à long terme

Le Professeur Heckman, de l’Université de Chicago a mené et agrégé de nombreuses études sur l’impact des investissements éducatifs. Il propose une analyse, repris notamment par une tribune publiée la semaine dernière sur notre site, qui croise les méthodes de la discipline économique et les questions éducatives. Sa conclusion ? Investir dans l’éducation des enfants défavorisés, dès le plus jeune âge, permet de limiter l’échec scolaire et les couts sociaux dramatiques qu’il engendre tout au long de la vie des personnes. Ses travaux, qu’Agir pour l’école restituent ici, invitent à la réflexion à propos des savoirs fondamentaux, comme l’apprentissage de la lecture.

Quel est le premier constat du Professeur Heckman ? Les inégalités, particulièrement les inégalités scolaires, se creusent dès le plus jeune âge. Or, « Si la société intervient suffisamment tôt, elle peut améliorer les capacités cognitives […] des enfants défavorisés » et donc grandement améliorer leurs performances scolaires.

En d’autres termes, il affirme que plus les interventions sont précoces dans la vie des enfants, particulièrement les plus défavorisés d’entre eux, plus les inégalités de compétences cognitives (principalement liées à l’apprentissage des savoirs fondamentaux, comme la lecture) se réduisent et favorisent la suite de la scolarité et l’insertion sociale.

Une approche économique pour promouvoir les interventions précoces dans la vie des enfants

L’originalité de sa démarche est qu’il propose une approche économique. L’éducation doit être considérée comme un investissement économique qui favorise le développement du capital humain. Il limite également sur le long terme les coûts sociaux de l’échec scolaire. « Il est économiquement plus efficace de prévenir les problèmes liés au développement humain que de tenter d’y remédier. […] Les interventions précoces sont plus rentables que les interventions ultérieures ».

La courbe du Professeur Heckman, ci-dessous, illustre les rendements élevés des investissements éducatifs précoces.

Taux de rendement du capital humain en fonction de l’investissement éducatif à des âges différents.

De très nombreuses études, en Amérique du Nord et en Europe, « vont dans la même direction » selon lui. Des investissements précoces dans l’éducation permettraient de casser le cycle de reproduction des inégalités et amélioreraient l’employabilité et la productivité de la main d’œuvre sur le long terme. Une leçon à méditer, notamment en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture.

 

Exemple

Le Commissariat général à l’investissement publie sa première lettre d’information concernant les investissements d’avenir. Parmi ceux-ci, Agir pour l’école a reçu le soutien du Commissariat pour son “Projet Lecture”. 

Il réaffirme dans ce document officiel son soutien à notre projet “Lecture”, consacré à l’apprentissage de la lecture. 

Alors que « l’illettrisme vient d’être déclaré grande cause nationale de l’année 2013, le Programme d’investissements d’avenir y prend sa part en soutenant deux projets” dont celui d’Agir pour l’Ecole qui “expérimente dans 350 classes primaires de milieux défavorisés de nouveaux outils d’acquisition de la lecture”.

La lettre peut être consultée dans son intégralité en suivant ce lien.